Les entreprises

vendredi 11 janvier 2008, par jps29

Pour des raisons historiques et géographiques, le département est pauvre en industries et entreprises de commerce. En 1936, seuls 41 établissements dépassent la centaine de salariés et parmi eux cinq en ont plus de 500. Trois groupes d’entreprises dominent la vie économique :

1/ Les établissements de l’Etat : ce sont l’Arsenal de Brest, la Pyrotechnie de Saint Nicolas, les poudreries du Moulin Blanc - dans la banlieue brestoise - et de Pont de Buis et enfin la Manufacture des Tabacs de Morlaix. 8 809 personnes y travaillent en 1936, soit près du tiers des emplois de l’industrie. Le rôle économique de l’Etat reste primordial pendant l’entre-deux-guerres. Rôle accru par la présence importante de militaires, surtout à Brest ; ainsi que de retraités, pensionnés et veuves de ces différents secteurs.

2/ Les entreprises liées à la pêche et à l’agriculture : la métallurgie fabrique les boites de conserve, les instruments agricoles. Les plus importantes sont concentrées dans le Sud-Finistère, à Quimper, Concarneau et Quimperlé. Comme les conserveries de poissons et les légumes (2 090 salariés) implantées dans tous les ports entre Camaret et Riec sur Belon. Une entreprise d’engrais à Landerneau complète le tableau des principaux centres industriels de ce secteur. Le transport des marchandises a permis également le développement ces ports comme celui de Roscoff, des gares - Landivisiau, Morlaix, Carhaix.

3/ Le bâtiment et les travaux publics ne sont pas géographiquement concentrés. Ce sont des entreprises de faible taille qui, si elles font travailler de nombreux ouvriers, sont soumises au chômage technique aux mauvais jours et, subissent peut-être plus que d’autres les aléas de la vie économique.

A cela s’ajoutent trois papeteries employant plus d’un millier de salariés à Scaër, Cascadec et Quimperlé. les deux premières, du groupe Bolloré, sont financées par des capitaux américains. Il n’y a donc aucune entreprise de plus de 500 salariés financée par des capitaux locaux. Des productions traditionnelles, la crêpe dentelle et la faïence, à Quimper, occupent elles, près de 500 ouvriers spécialisés. Le panorama est donc rapidement achevé.

Deux éléments donnent la mesure de la faiblesse de la situation. Le seul secteur d’activité qui fait vivre plus de 10 000 personnes, celui de la confection de vêtements (11 673), n’emploie que 2 914 salariés. Le travail reste artisanal à grande échelle. De véritables déserts industriels n’offrent aucune alternative à l’exode. La seule activité du centre du département - à part la poudrerie - est l’exploitation en déclin de 80 carrières et ardoisières qui emploient 797 personnes. Le Léon, avec quelques petites ioderies, n’est guère mieux loti.

La crise

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