Les faïenceries quimpéroises pendant le Front populaire

mercredi 30 novembre 2011, par jps29

Les faïenceries de Quimper ne se sont pas beaucoup fait remarquer pendant toute la période du Front populaire. Une convention collective est signée le 24 novembre 1936, sans qu’il ne soit fait mention dans les archives publiques d’un mouvement de grève. Mais ce n’est pas en soi étonnant : de nombreux patrons ont accepté d’en signer une préventivement, par crainte d’une contagion dans leur établissement du mouvement de grève qui apparaissait comme puissant et dévastateur pour les possédants. Le syndicat CGT des faïenceries a déposé ses statut en juillet 1936, en plein cœur de la vague de créations de syndicats d’entreprises [1]. Une ambiance de grève générale et la création d’un syndicat étaient alors suffisants. Les patrons avaient sans doute en mémoire la longue grève de 1925, du 2 au 21 avril [2], et qui avait été précédée quelques jours auparavant de la création d’un syndicat CGTU, le syndicat unitaire de la céramique de Quimper, qui regroupait 101 hommes et 90 femmes [3].

Deux ans plus tard, en 1938, les ouvriers, dont le pouvoir d’achat est largement entamé par une hausse importante des prix, demandent au patronat une augmentation des salaires uniforme de 0,40 fr [4], comme cela est prévu dans la convention collective qui inclut un système de calcul basé sur l’indice des prix. Le refus est net. La demande passe alors devant la commission paritaire de conciliation [5], le 13 avril 1938.

Remarquons au passage combien il est frappant de voir que la demande ouvrière s’auto-limite. En effet, l’augmentation maximale possible est calculée à partir de l’indice des prix établi par la préfecture. Mécaniquement, le personnel des faïenceries serait dans son bon droit en exigeant 0,85 fr de plus par heure. Les ouvriers ne revendiquent même pas la moitié de l’augmentation possible. De plus, ils acceptent de faire des heures supplémentaires, à hauteur de 5 sur les 70 autorisées, sans réclamer la bonification de 25 % qui leur est due, au regard de la convention collective.

Vraisemblablement, les représentants du personnel ont anticipé une attitude patronale revancharde. Ils craignent un refus de principe, sinon ils ne partiraient pas sur une base aussi faible. La suite de la procédure leur donne raison au moins sur ce point : aucun accord ne s’est dégagé de la commission paritaire du 13 avril. Une décision arbitrale est rendue le 30 du même mois. Cette décision, vraisemblablement favorable aux ouvriers, est contestée et nécessite un surarbitrage. Peine perdue : la position surarbitrale est également refusée et doit donc passer devant la cour supérieure d’arbitrage. La Cour supérieure rejette alors la requête présentée par les patrons. Pour autant, pas de sanctions, cela n’est pas prévu, simplement.

Ceux-ci ont donc opposé systématiquement un front du refus aux demandes ouvrières. L’auto-limitation n’a pas été une stratégie payante. Mais le maintien de demandes compatibles avec la convention collective aurait sans doute eu le même sort, malgré la présence d’un syndicat de la céramique et produits similaires qui déclare syndiquer 180 ouvriers en 1937 [6], chiffre important pour une corporation numériquement faible. En effet, lors du recensement de 1936, le groupe « faïencerie, porcelainerie » compte 2 établissements entre 101 et 500 salariés. 4 chefs d’établissements dirigent 129 hommes et 116 femmes, plus 2 employés [7]. Le taux de syndicalisation atteint donc un chiffre assez exceptionnel de 72,87 %. Et pourtant, la force de frappe apparente du syndicat n’en est plus une quand il deviendrait nécessaire de s’en servir puisqu’aucun mouvement, même de mauvaise humeur, n’éclate dans les entreprises concernées par le refus patronal. Pourquoi un syndicat aussi puissant n’obtient-il rien ? Plusieurs phénomènes cumulés peuvent l’expliquer :

- Le reflux du Front populaire marque les esprits et joue sur les capacités de mobilisation. Les lendemains ne chantent plus. La « pause » a été annoncée en février 1937 par Léon Blum qui démissionne en juin 1937. Deux gouvernements Chautemps se succèdent dans une période d’instabilité gouvernementale. Un second gouvernement Blum essaye de reprendre la main mais le dirigeant socialiste remet la démission de son gouvernement le 7 avril 1938. Soit quelques jours avant que ne soit rendue la décision du commission de conciliation qui examine le contentieux entre employeurs et salariés des faïenceries quimpéroises. Le reste de la procédure se déroule alors que Daladier a pris les rênes du pouvoir.

- Le secteur d’activité comprend une population féminine importante qui n’a pas de traditions de lutte, contrairement aux ouvrières des conserveries. Les personnels des faïenceries ont participé à un mouvement de grève en 1905 et à un autre en 1925. C’est trop peu pour faire naître des réflexes de lutte.

Alors pourquoi un syndicat aussi bien implanté et ayant des militants actifs [8] ? Sans doute faut-il y voir la conséquence d’un afflux d’adhésions lié à l’ambiance générale des jours heureux. L’adhésion a pu paraître comme allant de soi, conférant un statut d’ouvrier et d’ouvrière fier de lui et revendiquant, par une appartenance à un collectif, une identité de classe. Mais la nouvelle génération des adhérents n’est pas blanchie au harnais. Les salariés plus anciens, ceux qui avaient connu la grève de 1925, ont peut être mesuré qu’ils ne pourraient mobiliser des adhérents aux convictions récentes dans un affrontement difficile.

Il est intéressant de voir, à partir d’un cas concret, comment l’image d’une victoire ouvrière massive n’est plus de mise en 1938. Les rapports de forces du printemps et de l’été 1936 sont maintenant loin. Certes, les faïenciers quimpérois ne sont pas habitués à des mouvements de grève et à des actions répétées mais la crainte d’une revanche des patrons, reflet de l’air du temps, a bien tempéré leurs ardeurs revendicatives.

L’année 1938 n’est décidément pas une bonne année pour le mouvement ouvrier. A la fin de l’année, le gouvernement Daladier décide de travailler par décrets-lois. Une grève générale est lancée par la CGT pour le 30 novembre 1938. Annoncée à l’avance, la grève laisse le temps au gouvernement Daladier de l’interdire et de préparer la répression. L’opinion publique est préparée ; « ce que l’on appelle " opinion publique " est en rapport étroit avec l’hégémonie politique ; c’est le pont de contact entre la " société civile " et la " société politique ", entre le consensus et la force. Lorsque l’Etat veut entreprendre une action peu populaire, il commence par créer de manière préventive l’opinion publique adéquate [9]. » Les journaux débordent de photographies d’hommes de troupe en arme et insistent sur les sanctions qu’encourent les grévistes.

Les syndicats de la ville organisent une réunion le 28 novembre au soir pour sonder les militants et adhérents et organiser la journée de grève générale. L’ambiance est à la morosité. Les postiers annoncent leur refus de suivre le mouvement. Les cheminots, pourtant exhortés à s’engager dans la grève par un militant venu spécialement de Rennes, refusent également de participer à la grève. Par contre, les salariés de la compagnie de transport SATOS ont décidé de faire grève le 30. Quant aux faïenceries de Locmaria, « aucune décision n’a été prise à ce jour. Les faïenciers ont obtenu une augmentation de salaire de 7 % depuis le 25 novembre dernier et la majeure partie est décidée à continuer le travail sans tenir compte de la volonté de certains meneurs qui veulent se mettre en grève [10]. » Cela confirme que certains ouvriers, vraisemblablement les dirigeants du syndicat, ont souhaité que le personnel participe à cette grève. Mais ils ne sont pas suivis. Les quelques velléités d’insubordination ont été calmées par l’augmentation refusée avec fracas quelques mois plus tôt.

L’attitude des employeurs des faïenceries dénote d’une fermeté toute relative pendant les années de Front populaire. Lorsque les salariés demandent une augmentation dans le cadre de procédure de négociations encadrées, leur refus est tranché et ils sont prêts à y passer du temps et de l’énergie. A contrario, en 1936, puis fin novembre 1938, les patrons lâchent des augmentations dans les moments de tensions sociales très fortes, quand bien même leurs propres employés et ouvriers n’y sont pas mêlés. Les augmentations sont certes données mais en contrepartie aucune grève n’éclate.

Le 1er décembre l’ensemble de la presse régionale , à l’image de l’Ouest-Eclair titre sur l’échec du mouvement. A Quimper, dans quelques rares entreprises, les ouvriers ont suivi le mot d’ordre de la CGT, comme le garage Damian. Seuls 6 ouvriers sur 35 se sont présentés au travail. Le patron a décidé de ne pas réembaucher ses ouvriers avant le 6 décembre. Mais l’attitude revancharde du patron ne s’arrête pas là. Comme plusieurs de ses collègues avec lesquels il s’est visiblement entendu, le garage Renault, Lozach et les cycles Varrior, il expédie un courrier aux grévistes pour les licencier. Il n’accepte d’en réembaucher qu’avec un nouveau contrat ce qui implique qu’ils perdent ainsi tous les avantages acquis. Et les patrons font le tri. Les plus remuants de leurs ouvriers ne sont pas repris. Deux ouvriers de Renault et deux autres de chez Damian connaissent ce triste sort et se retrouvent au chômage.

Quant aux ouvriers faïenciers, ils étaient tous présents au travail. Dans le rapport au commissaire de police de Quimper, le brigadier chargé du suivi de la grève note même que « les ouvriers ayant l’habitude d’arriver en retard au travail se sont présentés à l’heure d’ouverture [11]. » Ce détail pourrait faire sourire mais il révèle surtout que le brigadier a du en être informé par les patrons savourant la reprise en main du monde du travail, y compris dans les petits détails de la vie quotidienne dans les entreprises [12].

Digressions sur la conciliation et l’arbitrage

Ce texte sur les faïenceries quimpéroises pendant le Front populaire est l’occasion de regarder de plus près la logique et l’impact sur les rapports sociaux dans les entreprises de la loi du 31 décembre 1936 sur la conciliation et l’arbitrage. Cette loi est modifiée à deux reprises, le 14 mars 1938 puis par décret-loi le 12 novembre 1938, pour accompagner l’évolution des rapports de force. La simultanéité de la première de ces lois avec la vague des grèves du printemps et de l’été 1936 n’est bien sur pas fortuite. Le but des législateurs est de réguler les conflits sociaux pour prévenir une nouvelle vague de grèves.

La loi du 31 décembre 1936 entérine en partie les dispositions prévues par la loi sur les conventions collectives et l’article 15 de la loi monétaire du 1er octobre 1936. Cependant, la loi sur les conventions collectives prévoyait la mise en place d’une échelle mobile des salaires dans le secteur privé et des traitements des fonctionnaires. Le Sénat a rejeté l’article de la loi qui introduisait cette révision automatique. Le gouvernement a voulu quand même intégrer un mécanisme de substitution. L’introduction de la conciliation et de l’arbitrage obligatoire est discutée par la CGT et la CGPF, représentant le patronat français, le 19 novembre 1936, en pleine recrudescence des grèves. Le patronat refuse de négocier tant que les grèves, et surtout les occupations, ne s’arrêtent pas et le fait savoir le 26 novembre au chef du gouvernement. Léon Blum se passe de l’accord des représentants patronaux et dépose le projet de loi au parlement. Le texte prévoit trois niveaux :

- la conciliation entre les parties qui doit se faire en quatre jours maximum ;

- l’arbitrage : un arbitre commun est choisi par l’employeur et les salariés. En cas de désaccord sur le choix, les ouvriers désignent un représentant sur une liste de la CGT et le patron fait de même avec la CGPF ;

- si l’arbitrage échoue, les arbitres s’accordent sur le nom d’un surarbitre à partir d’une liste de membres des grands corps de l’Etat, actifs ou retraités. Le Président du Conseil ou le ministre concerné peuvent le désigner si les arbitres ne s’entendent pas. La sentence surarbitrale clôt le processus d’arbitrage.

Le Sénat saisit l’occasion du passage de la loi pour en réduire la portée à de nombreux niveaux : le monopole de représentation de la CGT est supprimé. La loi n’est pas étendue à l’agriculture, ce qui rassure les dirigeants des syndicats agricoles. Nous reviendrons ultérieurement sur les ouvriers agricoles pendant le Front populaire dans le Finistère. De Guébriant et son syndicat ont déployé en 1936 une énergie considérable pour maintenir un cordon de sécurité entre les villes et le bloc rural. Enfin, le Sénat judiciarise le processus, favorisant ainsi ceux qui peuvent s’offrir les services d’hommes de loi. Et si jamais les employeurs, en bout de procédure, n’obtiennent pas le rejet de la demande ouvrière, aucune sanction n’est prévue à leur encontre.

Entre janvier 1937 et fin mars 1938, 9631 conflits sociaux sont répertoriés par les services de l’Etat. 35 % sont réglés sans intervention d’une conciliation extérieure, 27 % dans les quatre jours impartis à la conciliation et 37 % après que les conflits aient été examinés dans le cadre de l’arbitrage ou du surarbitrage. Le système fonctionne, note Jean-Pierre Rioux, qui constate que ce succès n’est pas aussi franc dans les entreprises de grande taille, là où les syndicats sont plus puissants [13]. C’est là que le bât blesse : la procédure rend toute résistance difficile à tenir sur le long terme.

Jean-Pierre Rioux a bien décrit le mécanisme à l’œuvre ainsi que son déroulé chronologique. Le système mis en place n’est pas anodin : « la CGT a laissé fonctionner un mécanisme dangereux sous le label de Front populaire et se contente d’accuser le successeur d’en détourner l’usage : le raisonnement n’a pas résisté à l’affrontement de classe. » Et il ajoute, bien conscient que la majorité politique inédite qui gouverne le pays ne peut que dicter la loi, laissant à d’autres le soin de l’appliquer avec souvent plus que des nuances par rapport à l’esprit du législateur : « en décembre 1936, une majorité a décidé, un gouvernement appuyé sur les masses organisées a garanti mais c’est l’appareil d’Etat, si sensible aux plus faibles variations du rapport de forces social, qui a fait fonctionner jusqu’à la guerre une machine dont il a continûment contrôlé les mécanismes et les effets. » Pour ce spécialiste de la période, l’effet désastreux de ces lois sur les rapports de force les a définitivement disqualifiées aux yeux des organisations syndicales. Mais bien trop tard, pourrions-nous rajouter, les rapports de force s’était déjà inversés.

Pourtant, lors de l’automne 1936, la CGT, par crainte de jouer contre son propre camp, n’a pas esquissé, du moins pour ses dirigeants, de velléités de mise en causse du processus législatif. Joe Colton, qui a écrit le seul ouvrage sur la question, explique que la CGT avait également intérêt à un système qui puisse sortir les salariés d’un engrenage grève-hausse des prix. Et ses dirigeants ne souhaitaient pas que l’agitation ouvrière rende la situation politique périlleuse pour les intérêts ouvriers : « L’inquiétude du gouvernement a été partagée par la CGT. Les dirigeants syndicaux, aussi, se rendaient compte qu’une suite des grèves pourrait entraîner l’échec du programme social et économique du gouvernement, et pourraient avoir comme conséquence l’effondrement du front populaire [14]. »

En décembre 1937, Le Peuple, journal confédéral de la CGT, publie un commentaire très critique :« La loi sur la conciliation et l’arbitrage, qui devait diminuer et qui a, en fait, diminué le nombre de conflits ouverts a été un champs d’action pour procédés dilatoires et procéduriers destinés à retarder au maximum la décision à intervenir. Et cela jusqu’au moment où les sentences arbitrales elles-mêmes ont cessé d’être respectées [15]. » Effectivement, le patronat, après avoir refusé d’approuver le système de la conciliation, s’en est emparé pour porter toute la puissance procédurière de la loi à son paroxysme. Les critiques de la CGT sont de plus en plus fortes mais le résultat est là et quand la législation se modifie, en mars 1938, elle entérine le reflux sensible des mobilisations ouvrières.

La conciliation et l’arbitrage ont été des outils efficaces non pour prévenir les conflits grévistes dans le cadre d’une régulation des rapports sociaux dans l’entreprise mais pour les empêcher. Dans le Finistère, de nombreux exemples montrent que les arbitrages répondent rarement aux demandes ouvrières. De plus, comme aux faïenceries, le parcours est tellement long et peu contraignant pour l’employeur que le temps épuise et éteint la volonté des syndicalistes et de leurs mandants.

En ce sens, on ne peut suivre l’analyse de Bernard Sirot qui voit dans la Troisième République, « à partir du moment où elle perçoit la grève autrement que comme un simple geste de sédition sociale », l’origine d’une politique de régulation dont « la grève paraît [...] tenir, sur la longue durée, cette dernière fonction [16]. » Il est difficile de déceler dans les différentes politiques mises à l’œuvre les prémisses d’une vision moins manichéenne de la grève.

[1Source : Arch. dép. du Finistère, 10M17.

[2Voir mon billet sur cette grève.

[3Arch. dép. du Finistère, 10M23. Un premier syndicat, dénommé : syndicat des ouvriers potiers et faïenciers de Quimper, avait été dissous en 1911, sans doute faute de militants.

[4Source : Arch. dép. du Finistère, 10M71.

[5Voir Jean-Pierre Rioux, La conciliation et l’arbitrage obligatoire des conflits du travail, in Edouard Daladier, chef de gouvernement, Paris, Presses FNSP, 1977, p. 112 - 128.

[6Source : Arch. dép. du Finistère, 10M2.

[7Statistique générale de la France, 1936, p. 32.

[8Nous avons retrouvé deux noms de militants de la CGT des ouvriers de la céramique. Un dénommé Pasquier qui est délégué au congrès confédéral de la CGT à Nantes en 1938. Il dispose de 3 voix, ce qui correspond à un syndicat ayant entre 151 et 300 adhérents. Le second militant est René Cariou, cité dans le dictionnaire biographique de Kerbaul. Cariou adhère à la CGT en 1936 et un an après au PC quimpérois.

[9Antonio Gramsci, Cahiers de prison, cahiers 6, 7,8 et 9, Gallimard, Paris, 1975, p. 228.

[10Source : Arch. dép. du Finistère, 4M200, rapport du brigadier L. au commissaire de police de Quimper, 29 novembre 1938.

[11Source : Arch. dép. du Finistère, 4M200, rapport du brigadier H. R. au commissaire de police de Quimper, le 30 novembre 1938. Le brigadier ne peut connaître les habitudes d’horaires des uns et des autres et ce ne sont surement pas les ouvriers fautifs qui se seraient confessés. Seuls les patrons ou les autres ouvriers pouvaient informer la police de cette conséquence inattendue des mesures prisses par le gouvernement pour étouffer toute velléité de grève.

[12Peut-être faut-il aussi relever la satisfaction des employeurs dans cette restauration d’une « discipline quasi militaire » pour reprendre une expression de Michel Seidman, Ouvriers contre le travail, Barcelone et Paris pendant les fronts populaires, Marseille, Senonevero, 2010, cité par Xavier Vigreux, Le Front populaire, Paris, Que sais-je ?, PUF, 2011, p. 61. : « bien des travailleurs profitèrent d’un relâchement de la discipline quasi militaire qui avait caractérisé la vie d’usine au début des années 1930 pour arriver en retard, partir en avance, s’absenter, ralentir le travail. »

[13Jean-Pierre Rioux, art. cit., p. 114.

[14Joel Colton, Compulsary labor arbitration in France, 1936-1939, New York, King’s Crown Press, Columbia University, 1951, p.34.

[15Le Peuple, 12 décembre 37, cité par Michel Collinet dans Les Cahiers Rouges, décembre 1937. http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/07/collinet37.pdf.

[16Stéphane Sirot, La grève en France, une histoire sociale,(XIXe -XXe siècle), Paris, Odile Jacob, 2002, p. 244.

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