La crise

dimanche 13 janvier 2008, par jps29

Les faillites doublent entre 1930 et 1935. Les prix à la vente s’effondrent... Le chômage donne la dimension réelle de la profondeur de la crise. Il n’existe cependant aucune statistique centralisée de l’évolution de l’emploi. Seule la comparaison des deux recensements qui encadrent la crise offre une vision départementale. Le nombre de chômeurs a augmenté de 3 059 ; mais en fait 10 409 emplois ont disparu, soit 12,9 % des emplois de 1931. C’est un chiffre considérable qui s’oppose à celui des chômeurs déclarés. Le nombre d’emplois offerts a régressé alors que l’exode diminue et que chaque année de nombreux jeunes se présentent sur le marché du travail.

Les chômeurs qui connaissent une véritable détresse morale ne bénéficient d’aucune aide automatique. Des fonds de chômage sont ouverts par certaines municipalités, toutes communistes, socialistes ou radicales. Les aides leur sont données sous forme d’argent ou quelquefois en les employant à des travaux de voirie. Pour obtenir des aides conséquentes, des comités de chômeurs apparaissent dans quelques grandes villes : Brest, Morlaix, Pont-L’Abbé et Quimper. Un de leurs principaux objectifs est également d’inciter les chômeurs qui y répugnent à s’inscrire dans les mairies pour obliger les municipalités à prendre position. Une campagne de ce genre aboutit à faire passer le nombre de sans-emploi déclarés de 230 à 630 à Brest en février 1932 !

Les organisations politiques

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message